CCAM

CCAM / Scène Nationale de Vandoeuvre

Esplanade Jack Ralite, Rue de Parme

54500 Vandœuvre-lès-Nancy

Tél 03 83 56 83 56

Philosophie

Le Centre Culturel André Malraux est un établissement culturel dédié aux langages et aux pratiques artistiques d’aujourd’hui. Depuis deux décennies, le label «  Scène Nationale  » lui a été attribué par le Ministère de la Culture. Convaincu que les artistes d’aujourd’hui ont une aptitude et une légitimité particulières à s’adresser aux citoyens d’ici et de maintenant, le CCAM soutient la création et met en œuvre la diffusion d’un répertoire contemporain. Structure généraliste, le CCAM promeut une grande variété de disciplines artistiques : de la musique à la photographie, de la danse à la marionnette, du théâtre à la bande dessinée en passant par les arts plastiques.

Ses saisons sont rythmées par des temps forts aux premiers rangs desquels :

> le Festival Musique Actionfondé en 1984 et consacré aux musiques de création,

> Wonderlandun temps fort polymorphe destiné à faire goûter la création contemporaine au jeune public, 

> Ce qui nous agite, un espace qui conjugue la réflexion et le sensible pour aborder sans prosélytisme une thématique de société.


Considérations

Et si l’objet central de l’art consistait à inviter son spectateur, dans un mouvement parallèle à ceux qu’effectuent les créateurs, à regarder le réel avec une attention accrue et des angles variés ? Comme l’a souligné Marcel Duchamp, dans Marchand du sel, le rôle du regardeur est fondamental dans la fabrication de l’œuvre. 

Aujourd’hui, de nombreuses démarches artistiques placent au premier plan la qualité et le partage du regard et de l’attention à l’égard d’un environnement. Et si l’essentiel se situait précisément là ? La crise que traverse notre planète nous contraint à constater le caractère fini et la fragilité de milieux naturels que nous envisagions jusqu’alors comme des ressources inépuisables. Même si nous éprouvons des difficultés à infléchir nos modes de vie, nous apprenons progressivement à considérer différemment ce qui nous entoure.

Les artistes et les œuvres obligent nos regards, nos esprits à envisager autrement ce qui nous entoure et ce qui nous lie. Une pièce nous amène à repenser notre rapport au savoir, tandis qu’une autre invite à prendre en compte ceux qui vivent aux marges de notre société. Une autre encore met en scène un univers en suspension dans lequel chaque geste et chaque souffle revêtent une importance primordiale. Toutes concourent, à leurs manières, à élargir nos champs de vision, à rendre nos iris et nos rétines plus habiles. Toutes formulent une sorte d’invitation à avoir et montrer de la considération. 

C’est à cela et à tant d’autres manières de penser, de voir et de ressentir que nous appelle cette seconde moitié de saison. On y réinvente la géographie. On y convoque des destins tragiques. On part à tire d’ailes jusqu’à Wonderland. On y écoute l’inouï. On y redessine les courbes des corps et on y effeuille image par image. Et surtout, nous le faisons en conscience et dans la joie.

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