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Expos saison 2015-2016

FRAGILE(S)
Jean Revillard / Guilhem Vincent  
du mardi 22 septembre au samedi 17 octobre 2015  

JEAN REVILLARD Jungles (photographie)

« L'homme seul dans la nature, après s'être allongé sur l'herbe et abrité dans une grotte, aurait imaginé son premier refuge en assemblant quelques branches ». La hutte primitive est un mythe fondateur de l'architecture sans cesse renouvelé et c'est bien ce récit que raconte Jean Revillard dans ces "jungles" faits de bric et de broc par les migrants bloqués à Calais. Dans une urgence et une précarité extrêmes ; sous un flash qui rappelle la persécution policière à laquelle ils sont soumis.

GUILHEM VINCENT Architecture fragile #02 (action architecturale)

Investissant la galerie avec le cinéaste Manuel Heidenreich, Guilhem Vincent propose avec "Images Publiques" (2ème opus du cycle "Architecture fragile") d’habiter un espace de travail. En installant divers dispositifs spatiaux et sociaux, ils interrogent le rôle et la place des images à l’articulation des espaces, des corps et des identités, comme média d’un partage de l’espace. Un chantier accessible dès le 12 septembre.
 



vernissage : mar 22 septembre \ 19h00
MUSIC TO DANCE
Jean-Yves Camus, Emmanuel Joly  
du vendredi 02 octobre au jeudi 03 décembre 2015  
Music to Dance est une création vidéographique contemporaine. Sur la base d’une expérience synergique de l’improvisation, le dispositif, met en relation les protagonistes de la danse et de la musique à travers un diptyque au processus d’affichage aléatoire. D’un côté un “musicien” réalise une improvisation, de l’autre le “danseur” exécute une chorégraphie originale inspirée par son propre univers artistique, professionnel ou culturel. Pris au sens éthologique, la danse est ici entendue comme une exécution de mouvements révélateurs d’une technique, d’un art ou d’une culture. Dans cet optique, se succéderont alors dans ce miroir du son et de la chorégraphie des danseurs de tout bord mais aussi des profanes invités à exécuter des mouvements liés à leurs quotidiens. Les “improvisateurs sonores” quant à eux seront amenés à composer avec l’univers géographique dans lequel ils sont déposés. Le caractère aléatoire du diptyque conduira à faire cohabiter le temps d’une performance des protagonistes d’horizons culturels disparates et à constituer au grés de l’algorithme des univers diégétiques éphémères.
 



dans le cadre de : la biennale Exp.Edition #02
TOKYO REVERSE
Simon Bouisson, Ludovic Zuili  
du lundi 12 au mercredi 14 octobre 2015  

« Tokyo Reverse », ce sont 9h10 hypnotiques d’un programme mettant en scène un jeune photographe français de 28 ans, Ludovic Zuili, air illuminé et casquette vissée sur la tête, que l’on regarde déambuler "en reverse" à travers les rues de la ville nippone. Inspirée des télévisions scandinaves et d’un concept qui cartonne en terme d'audiences en Norvège — la “Slow tv“, cette vidéo expérimentale risque de bousculer quelque peu vos habitudes. A des lieues de la logique du cliffhanger inhérent à la série télé depuis les années 80-90, la “téléscargot” a abandonné coups de théâtre et intrigues haletantes pour prendre son temps. Les Tokyoïtes reculent, le temps s’inverse, les trains reviennent dans les gares, la vapeur retourne dans le bol de riz et les vagues prennent forme petit à petit sur la plage avant de se perdre au large. Simon Bouisson, qui a filmé cet anti-périple, commente : « la Slow TV a quelque chose de fascinant pour le spectateur, elle transforme le petit écran en une nouvelle fenêtre sur le monde ».

Diffusion en continu dans l'espace bar du CCAM
 



Dans le cadre de : Festival du film d'Architecture
Partenariat : CCAM
INVENTAIRE
Arno Paul  
du lundi 02 novembre au vendredi 04 décembre 2015  

Voilà une forme peu académique de natures mortes. C’est pourtant bien une vie silencieuse et inanimée qui est saisie ici ; non pas organisée mais juste cadrée au Muséum Aquarium de Nancy à l’occasion du déménagement de ses fonds vers un nouvel espace de conservation. En lieu et place du classique trophée de chasse, c’est la pièce de collection du muséum d’histoire naturelle dans toute sa (bio-)diversité qui est là élevée au rang d’objet d’art. Nature morte au vautour. Nature morte aux chauves-souris... Et Philippe Claudel de souligner : « les regards, les positions, les précautions aussi avec lesquelles on traite ici les créatures, témoignent du prix du chargement — et quel est donc le bien le plus précieux sinon la vie ou ce qui joue à l'être ? » Si l'inventaire est un outil de conservation des espèces, le geste d'Arno Paul s'apparente presque à une pulsion de sauvegarde à l'heure où la faune entre dans sa sixième extinction de masse. La dernière remonte à celle des dinosaures, il y a 66 millions d’années. "Still life" ?
 



vernissage : jeu 05 novembre 2015 \ 19h00
MOLITOR #08 : PRENDS TES BOTTES, ON Y VA
Ecole nationale supérieure d'art et de design - Nancy  
du lundi 14 au mercredi 30 décembre 2015  
L’exposition Molitor 8, “Prends tes bottes, on y va”, est la huitième édition des travaux de l’atelier photographique de l’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy, qui présente les travaux des étudiants de 2e puis de 3e année de l’option art L’objectif de cet atelier est de produire un ensemble documentaire sur le très long terme autour de l’évolution d’un quartier chamboulé par cet ensemble de nouvelles constructions.
Chaque année, il est le reflet des différentes pratiques des étudiants, qui abordent ce sujet a priori austère de manière très diversifiée. Les étudiants photographes se sont particulièrement intéressés au bâtiment de l’école d’art, auquel ils ont eu un accès privilégié, et dont ils seront dès septembre prochain parmi les premiers occupants. Au moyen de la photographie, ils se sont appropriés les lieux, décelant des formes insolites dans les détails, cherchant des tableaux dans les arrangements précaires des objets, trouvant des scènes dans les mouvements du chantier. Ce sont ces images, ces temps du chantier à la fois fugitifs et répétitifs, qui sont présentés dans cette exposition.

Les étudiants : Benjamin Bertholin / Sybile Da Campo / Hugo Degenève / Nabila Halim / Louise Luc / Elodie Paupe / Youbung Nam / Louison Riviere / Rhianna Ryan Ives - Coordination : Andrea Keen - production : ENSAD (Nancy) - partenariat : CCAM
 



vernissage : mar 15 décembre \ 19h00
horaires : 15.12 au 23.12 + 28.12 au 30.12 (14h > 19h)
ICÔNES
Cortis & Sonderegger  
du lundi 11 janvier au samedi 27 février 2016  
Comme un air de déjà vu ?... Assurément ! Le ressenti participe de la manœuvre qu'opèrent ici Jojakim Cortis et Adrian Sonderegger. « Icônes » est une série en cours qui cherche à ébranler votre mémoire et titiller votre croyance en l'image. En creux des commandes professionnelles qui leur sont passées, ces deux photographes s'amusent et s'ingénient depuis 2012 à reconstituer en diorama les instantanés les plus emblématiques de l'Histoire depuis les balbutiements de la photographie avec la "Tour du domaine du Gras" de Nicéphore Niépce. Et puisqu'il s'agit de réévaluer la place de l'image et de son régime de vérité dans l’industrie du consensus, le corpus s'imposait. De fil en aiguille et à force de cellophane, ouate et autres bouts de ficelle, le duo a ainsi recréé les maquettes d'une vingtaine d'icônes du photojournalisme ; de la photo de propagande par excellence ("Five Soldiers Silhouette...") à la mobilisation des opinions publiques ("Abu Ghraib"), en passant par le faux ("Nessie").
 



vernissage : mer 13 janvier 2016 \ 19h00
COLLISIONS
Michel Mazzoni  
du lundi 07 mars au samedi 23 avril 2016  

Si l'on devait rendre compte en quelques mots de cet univers, c'est peut-être dans cet extrait des "Paradis artificiels / Un mangeur d'opium" de Baudelaire que l'on pourrait trouver le propos : « Et ces deux images, entrant en collision, se prêtent réciproquement une force exagérée ». Emprunt des premières missions spatiales, c'est en quelque sorte un nouveau modèle cosmologique que Michel Mazzoni applique à la Photographie pour expérimenter et tenter d'en révéler les sens. Avec pour postulats : non plus le cadre mais le mur d'exposition pour échelle ; et des images/corps en gravitation dans un agencement/système qui rayonne. « Par des heurts visuels ou des écarts de signification, le photographe qui connecte ses images par des collisions cherche à créer un choc de sensations [et] faire émerger la réflexion chez le spectateur », soutient Anne Immelé dans "Constellations photographiques". Dans ses allures de haïku enfin, la sentence de Baudelaire confère à l'écriture de Michel Mazzoni toute sa poétique.
 



vernissage : mar 08 mars 2016 \ 19h00
LA PEAU DE L'OURS #1
 
du mardi 31 mai au vendredi 01 juillet 2016  
Juin 2013. Nous visitons le bâtiment B du centre pénitentiaire de Toul et c’est en ouvrant la dernière porte d’accès au grenier de cette ancienne caserne, que nous découvrons des milliers d’ours en peluche abandonnés depuis longtemps... La charge poétique et symbolique de ces ours en sommeil, entassés dans un grenier-mémoire, ouvre un espace transitionnel fertile. Ce peuple d’ours attise bien des curiosités, appétit propice à toute sortes de digressions, d’hybridations artistiques... Un laboratoire se met alors en place en détention : espace de rencontres, d’échanges, de réflexions et de création. Nous vous en présentons le premier Acte : La peau de l’Ours #1.
 



vernissage : mercredi 01 juin \ 19h00
Exposition en collaboration entre : Les Services Pénitentiaires Est-Strasbourg, Les Services Pénitentiaires du Centre de Détention de Toul, Les Services Pénitentiaires d'Insertion et de Probation 54, Les Productions de l'Enclume.
Partenariat : CCAM-Scène nationale de Vandœuvre